Deuxième campagne d’essais de 2 biostimulants

sur la culture de pommes de terre

L’objectif de cette 2ème campagne était de confirmer les résultats obtenus en 2020 et de constituer ainsi une base de référence et de recommandations pour l’utilisation de deux biostimulants sur la culture de pommes de terre.

En 2021, 2 biostimulants ont été testés :

• Un mix de 17 acides aminés libres produit par la société BCF Life Sciences ;
• Un mix d’extrait d’algues rouges et d’oligoéléments produit par la société Olmix.

L’essai a été mené sur une parcelle homogène de 15 hectares (limons argileux francs ; 2,08% MO ; pH = 8,3) située dans le secteur de Bapaume, dans le Pas-de-Calais (62).

Dans cet essai, la variété demi hâtive Voyager, destinée au marché du frais a été étudiée :

  • Date de plantation : 27 avril 2021,
  • Densité : 35 000 pieds/ha.

L’enjeu de l’essai était de favoriser le grossissement des tubercules afin de produire un tonnage maximal à l’hectare et d’atteindre un calibre supérieur à 50mm de diamètre.

Le dispositif expérimental en grandes bandes de 2 ha a pour objectif de disposer de résultats sur une surface significative, reflétant les conditions réelles du terrain.

Les modalités étudiées sont les suivantes :

Design expérimental en grandes bandes de 2ha

Résultats

Les enseignements de cet essai sont les suivants :

• Une vigueur de levée des plants significativement améliorée de 42%

La modalité dont les tubercules ont été enrobés avec des acides aminés libres  présente une vigueur de levée significativement plus importante que celle du témoin non enrobé (mesures réalisées le 5 juin 2021 soit 39 jours après implantation).

L’enrobage des tubercules a permis de stimuler l’émergence des plants de manière significative.

• Un prolongement de l’activité photosynthétique de 15 à 20 jours

La teneur en chlorophylle a été mesurée 7 jours après chaque application foliaire à l’aide de l’outil SPAD. L’objectif était de suivre l’évolution de l’activité photosynthétique des plantes.

Avant l’apport de biostimulants, le niveau de chlorophylle est identique pour toutes les modalités.

Durant le cycle de culture, la teneur en chlorophylle du témoin a rapidement diminué alors que celle des modalités traitées a continué d’augmenter.

L’apport des deux biostimulants a permis de prolonger l’activité photosynthétique de la plante de 15 à 20 jours selon les modalités ce qui représente 10% du cycle de la culture.

• Un taux de tubérisation similaire quelle que soit la modalité

• Une hausse significative du tonnage net produit à l’hectare (+8 à +23%)

L’apport de biostimulants a permis de produire une part plus importante de tubercules dans le calibre d’intérêt (> 50 mm).

Le rendement net commercialisable (+50mm), est supérieur pour toutes les modalités traitées.

Cette augmentation de rendement est significative pour les modalités 1 et 3.

Conclusion

La technique d’enrobage des tubercules avec un mix d’acides aminés présente un réel intérêt pour obtenir un développement plus homogène de la culture.

De plus, l’apport des biostimulants, de manière régulière et aux moments clés de la culture (phase de grossissement des tubercules) a permis d’obtenir de meilleurs rendements pour les modalités traitées. Cela se traduit notamment par une amélioration significative du grossissement des tubercules.

Un nouvel essai sur 10,5 ha sera réalisé en 2022 pour affiner les recommandations d’utilisation des biostimulants en production de pommes de terre et conforter les résultats très prometteurs obtenus lors des deux dernières années d’essais.

Les acides aminés libres et les extraits d’algues ont démontré, dans cet essai, leurs capacités à stimuler la photosynthèse des plantes et le rendement. Ainsi, le panel de cultures étudiées va être étendu à d’autres cultures d’intérêt (lin textile, betteraves sucrières, épinards, haricots verts).