Etudier la nature du sol grâce à un profil cultural

Le profil cultural d’un sol est un outil facile à mettre en place lors d’un tour de plaine que ce soit en groupe de travail ou seul en tant qu’agriculteur.

L’objectif principal est d’étudier la structure de son sol en fonction des précédents culturaux et des travaux mécaniques effectués.

En fonction de ce qui est observé, nous cherchons à comprendre les conséquences des états du sol sur le comportement des cultures (compaction, hydromorphie etc.).

L’intérêt est d’observer l’évolution de l’état physique des sols au fil des saisons et des années selon le type de travail du sol mis en place, les couverts végétaux, le climat et l’activité biologique du sol.

Deux méthodes sont possibles :

  • Profil de sol réalisé avec un louchet (fer de bêche d’environ 40 cm)
  • Profil de sol dit “3D” réalisé avec la fourche d’un téléscopique.

Dans les deux cas, le profil devra être suffisamment profond pour observer les différentes situations créées par les passages d’outils, et apprécier le cas échéant l’enracinement en place le cas échéant.
Ainsi, la structure de chacune des zones est analysée et l’état de compaction des mottes est évalué.

On peut ensuite porter un jugement sur les effets des intercultures et l’effet des différents outils utilisés ainsi que leurs conséquences sur l’enracinement de la culture mais aussi sur la circulation de l’eau.

Photo ci-contre : profil de sol réalisé à l’aide d’un louchet dans une parcelle de pommes de terre en butte d’automne après destruction du couvert végétal. La structure est bien aérée, poreuse et les vers de terre sont bien présents.

Profil de sol réalisé à l’aide d’un louchet dans une parcelle de pommes de terre en butte d’automne après destruction du couvert végétal. La structure est bien aérée, poreuse et les vers de terre sont bien présents.

Photos ci-dessous : profil de sol 3D sur blé tendre d’hiver précédent betterave sans labour, une première zone en surface grumeleuse marquée par le passage de déchaumeur et semis combiné rotative et une deuxième zone plus compactée marquée par une semelle de labour à 25 cm de profondeur.